EDITOS de K.E.G

Les EDITOS de Kelly-Eric Guillon

L'EDITO de Kelly-Eric Guillon



Mardi 27 octobre 2009 2 27 /10 /2009 02:55
- Par L' Aviseur - Publié dans : Lire entre les lignes - Ecrire un commentaire
Marianne /Philippe Bilger - Blogueur associé

Le 22 octobre, les professeurs sont chargés de lire en classe la lettre de Guy Môquet. Une manière de faire revivre valeurs de la résistance ? Plutôt un mauvais présage pour la démocratie nous dit Philippe Bilger.



ue les conservateurs se rassurent, cette interrogation n’est pas destinée à mettre le feu à la société. Elle est née du couac qui, après avoir déclaré facultative la lecture de la dernière lettre de Guy Môquet à ses parents, l’a rendue obligatoire pour les enseignants.

Je me garderai bien de me prononcer sur la personnalité de Guy Môquet, fusillé à l’âge de 17 ans par les Allemands le 22 octobre 1941 à Chateaubriant. 
Sa mort a fait de lui un jeune héros et je rejoins assez Gilles Perrault dans son analyse. Guy Môquet a été arrêté à Paris le 13 octobre 1940. Son père était député communiste et lui-même appartenait à ce parti. Celui-ci ne s’est lancé résolument dans la résistance qu’au mois de juin 1941 après le déclenchement des hostilités entre l’Allemagne nazie et l’URSS. Lors de son arrestation, Guy Môquet distribuait d’ailleurs des tracts n’appelant pas à résister mais dénonçant  « le caractère impérialiste de la guerre ».

Toutefois, Gilles Perrault, en admettant ces données de fait, considère qu’on n’a plus à discriminer et que 
Guy Môquet, jeune fusillé communiste, appartient à la cohorte des glorieux. Pourquoi pas ? Il serait indécent, à l’abri, si longtemps après, de passer au crible le destin tragique et courageux de ceux qui ont affronté une Histoire bouleversante.
 
Guy Môquet, soit. C’est lui que le candidat Sarkozy puis le président de la République ont élu. C’est sa lettre qui, chaque 22 octobre, devra être lue obligatoirement par les professeurs à leurs élèves.
Henri Guaino s’est permis, sur France Info, de traiter de manière infiniment cavalière, pour ne pas dire méprisante, les enseignants qui exercent un métier à la fois prestigieux et déclassé (Le Monde).  En substance, les professeurs sont là pour obéir, 
ils doivent appliquer les directives de l’Education nationale, silence dans les rangs, un point c’est tout. Le conseiller spécial (est-il toujours spécial ?) du président de la République se persuade que la plupart, dans leur loyauté, respecteront l’injonction de lecture en rappelant que les « profs », après tout, ne pratiquent pas une profession libérale. J’avoue être choqué par cette désinvolture intimidante qui prend les enseignants pour des enfants qu’on mettra au coin s’ils n’obtempèrent pas. Qu’un haut conseiller du président s’autorise de tels propos avec la volonté affirmée de manifester le peu de cas qu’il fait de la liberté et de l’intelligence des professeurs me fait craindre le pire. J’y vois sans doute déjà la trace de frustrations personnelles. Quoi qu’on pense d’eux collectivement, on ne traite pas les éducateurs sur ce ton. C’est vouloir saper par avance la considération qui leur est due et ruiner une légitimité déjà quotidiennement mise à mal dans beaucoup de lycées et de collèges. Comment s’étonner demain de la désobéissance, violente parfois, à leur encontre, avec ce décret sommaire d’obéissance qui leur est signifié et qui les infantilise ? On les dépouille d’une autorité dont par ailleurs ils ne feraient pas assez preuve dans les classes. La République affaiblit le métier républicain par excellence et se tire une balle dans l’esprit.

Les professeurs doivent-ils obéir ? Doivent-ils courber l’esprit devant toutes les obligations qu’on fait peser sur eux ? Tout doit-il être mis au même plan dans la démarche de l’Etat ? Convient-il, pour des enseignants, de ne jamais avoir à s’interroger sur la nature de ce qu’on leur ordonne d’enseigner, de lire, de transmettre ? 
La cousine de Guy Môquet, Michelle Bouhours, âgée de 76 ans, déclare que « la lecture de sa lettre ne doit pas être imposée » (Le Parisien). Avant même d’examiner l’opportunité du facultatif ou de l’obligatoire, il me semble qu’il serait nécessaire de juger le fond même de la démarche de l’Etat. Que ce dernier ait évidemment le souci et la charge de diffuser dans tous les établissements scolaires et pour l’ensemble des enseignants un contenu pédagogique unifié et cohérent, indiscutable et à respecter, me paraît une évidence. C’est ce qui nourrit la substance même de l’enseignement, dans toutes les matières concernées. En ce sens, un professeur qui oserait refuser la loi commune serait à blâmer, à sanctionner. Il défierait des prescriptions que l’Etat a pour mission d’édicter.

Mais pour la lecture de la dernière lettre de Guy Môquet, nous ne sommes plus dans ce cadre. Il s’agit d’une vision éthique, historique, mémorielle que les pouvoirs publics ont décidé de propager et de rendre obligatoire. Cette contrainte résulte d’un dessein présidentiel qui a choisi de généraliser sa sympathie citoyenne sans se soucier des aléas de l’Histoire et de l’autonomie des professeurs. 

Difficile en effet de soutenir que ceux-ci seraient tenus, comme pour le pédagogique, au respect de toutes les sollicitations à la fois subjectives et politiques d’un Etat dont on peut sérieusement se demander s’il est fondé à les imposer et donc à en exiger l’application une fois par an. C’est prendre le risque grave de poser une chape uniforme  sur la conscience et la culture de chacun.

J
e ne suis pas sûr que ce rituel scolaire célébré par beaucoup dans notre démocratie - même si d’excellents historiens, comme par exemple Jean-Pierre Azéma, dénoncent « cette caporalisation mémorielle et le dirigisme »  envers les enseignants -, ne soit pas lourd de menaces pour l’avenir. L’ordre donné par un Etat à des fonctionnaires dont l’obéissance, l’absence d’esprit critique sont désirées, sur des sujets qui ne relèvent pas du champ strict de la compétence du premier ni des devoirs des seconds laisse imaginer ce que pourrait devenir une telle pratique sous d’autres cieux politiques.

L’Etat généreux mais qui se mêle de ce qui ne le regarde pas, devrait prendre garde à ce que ce mélange détonant pourrait entraîner comme catastrophe démocratique si nous nous laissions aller.  Nous ne sommes à l’abri de rien. Des fonctionnaires tristement passifs, un Etat omniprésent et impérieux, demain, pour de mauvaises causes : le totalitarisme serait à craindre.

Retrouvez les articles de Philippe Bilger sur son blog

       De Guy se Môquet-vous, Nicolas Sarkozy?        

***********************************COURROUX !

Guy Môquet: la vérité rétablie?

Article paru dans l'organe de presse le National Radical n°11 page 6

« La liberté d'expression est une liberté fondamentale : Art 10 - CEDH »

« Je sors de l'enfer où vous entrez » (Soljenitsyne)

 

 

Dans une lettre adressée à Monsieur Yves CALVI – Emission C'DANS L'AIR – FRANCE 5 – 8, rue Marceau – 92785 ISSY LES MOULINEAUX C 5, lettre, faut-il le préciser, restée sans réponse, un ancien résistant français témoigne :

ASSEZ, OU ALORS ON VEUT LA VERITE !

Une fois encore, une mafia de « résistancialistes : Guy KRIVOPISCO, Fabrice d'ALMEIDA, Pierre Louis BASSE et Alice CARMOSO, était réunie sur votre plateau pour nous « parler » de la fameuse lettre de Guy MÔQUET.

 

Comme d'habitude il n'est rien sorti de ce débat, car on n'a pas appris qui était ce fameux Guy MÔQUET qui a eu le temps d'écrire avant d'être fusillé par les Allemands, le 22 octobre 1941, une lettre à ses parents.

 

Pour ma part, lors de l'après-midi du 20 juillet 1944, fait prisonnier par les Espagnols terroristes dits résistants de la 35ème Brigade, mis, par neuf fois, dans l'après-midi du dimanche 20 août 1944 au poteau pour un simulacre d'éxécution, je n'aurais pas eu le temps d'écrire mes dernières pensées à ma famille, s'ils étaient allés jusqu'au bout de leurs intentions.

 

J'étais à l'époque comme Guy MÔQUET âgé de 17 ans ! On n'a donc pas eu l'occasion de m'apprendre qui était Guy MÔQUET.

 

Guy MÔQUET était le fils du député Robert MÔQUET, interné en 1939, par le gouvernement DALADIER de la 3ème République, pour sabotage de la défense nationale, défaitisme, antimilitarisme, collusion avec l'URSS alliée de l'Allemagne après le pacte RIBBENTROP-MOLOTOV et quelques autres peccadilles, peu recommandables du point de vue PATRIOTISME. L'URSS était la patrie des BOLCHEVISTES et non la FRANCE. Il ne faut d'ailleurs pas confondre COMMUNISME et BOLCHEVISME, celui-ci étant l'alliance entre le JUDAISME et le  COMMUNISME.

 

Le Chef du PARTI BOLCHEVIQUE dit FRANCAIS, Maurice THOREZ, avait déserté de son unité militaire, pour aller se réfugier en URSS où il passera toute la guerre, à boire la vodka du camarade STALINE collaborateur d'HITLER jusqu'au 21 juin 1941, tandis qu' un autre grand déserteur le Colonel DE GAULLE, sera « repêché » par le général anglais SPAERS, en juin 1940, où il ira, à LONDRES se planquer, dans les grands hôtels, boire le whisky et fumer les cigares de CHURCHILL tout en prêchant la « résistance » alors qu'il aurait fallu résister sur le front en 1940 et ne pas s'enfuir jusqu'à BAYONNE où, s'il n'y avait pas eu FRANCO, les débris de nos armées qui n'avaient pas été faits prisonniers, jetant leurs drapeaux, leurs chaussures et leur honneur dans les fossés pour courir plus vite, seraient arrivés jusqu'en Afrique du Sud.

 

Guy MÔQUET, lycéen à PARIS, avait avec moi cette particularité, nous étions tous deux fils de cheminots et j'avais en 1940 deux ans de moins que lui. « Remonté » comme un ressort par l'un de ses professeurs, il s'amusa à lancer des tracts, avec quelques camarades dans les rues de PARIS. L'un de ceux-ci appréhendé par la Police n'hésita pas à le « vendre » . Il fut alors, après avoir connu quelques prisons, interné au Camp de CHATEAUBRIANT.

Il n'a jamais été résistant, la résistance n'existant pas à l'époque. Il n'y eut que des communistes qui faisaient de l'espionnage au profit de la Grande-Bretagne. Certains, appréhendés, furent, ce qui est logique, fusillés comme le voulaient, à l'époque, les lois de la guerre. Il n'y eut d'ailleurs jamais de résistants, mais que des saboteurs et des tueurs.

 

Pourquoi Guy MÔQUET a-t-il été fusillé ?

 

Le 20 octobre 1941, à Nantes, trois Juifs ayant participé à la Guerre d'Espagne, Gilbert BRONSTEIN, Marcel BOURDARIAS et Spartaco GUISCO ont assassiné, en lui tirant dans le dos, un officier supérieur allemand, Karl HOTZ qui, avant la guerre, avait résidé à Nantes où il participait à la réfection de la voirie de cette ville.

 

Les Allemands et Vichy demandèrent par voie d'affiche et de radio la reddition des tueurs pour éviter l'exécution de 30 otages. En effet, le Code de Justice Militaire allemand prévoyait que pour un soldat allemand assassiné TRENTE OTAGES devaient être fusillés.

 

Bien entendu, d'une part lâches parmi les lâches, d'autre part parce que l'assassinat d'un soldat allemand devait provoquer des réactions dans la population à l'exécution des otages, les trois « résistants » ne se rendirent pas.

 

Ni les Allemands, ni Vichy ne peuvent donc porter la responsabilité de l'exécution de Guy MÔQUET, mais les trois assassins.

 

Vingt-sept otages furent donc désignés par les Allemands parmi leurs anciens alliés internés par la 3ème République de Vichy. Cette liste fut entérinée par le Ministre de l'Intérieur PUCHEU. J'ajouterai que Guy MÔQUET s'évanouit avant son exécution et qu'il fut ligoté au poteau.

 

Voilà ce qu'il eut fallu que vous-même et les professeurs qui ont refusé de lire sa lettre, disent et apprennent au peuple français sur ce martyr et patriote non pas français mais de l'Internationale bolchevique !

 

Ni les Allemands, ni Vichy ne sont responsables de l'exécution de Guy MÔQUET, mais seulement les 3 « courageux » assassins et leur chef qui on refusé de se rendre.

 

Il est juste de dire que de GAULLE condamnait ce genre d'attentat.

 

Je suis prêt, malgré mes 80 ans à venir sur votre plateau pour débattre de problèmes semblables.

 

Recevez Monsieur CALVI, mes salutations.

 

Georges CAZALOT.

 

 

On ne peut alors que se demander qui a bien pu suggérer au Président SARKOZY de faire l'éloge d'un jeune garçon qui n'a jamais fait de résistance puisque les communistes sont devenus anti-hitlériens qu'à partir de l'été 1941, soit après l'attaque de l'armée allemande sur l'Union Soviétique, et que le jeune Guy MÔQUET, arrêté le 13 octobre 1940 à la gare de l'Est par trois policiers de la préfecture de police était en prison depuis cette date.



 
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