L'EDITO de K.E.G
Les Régionales en mire - Le nouvel EDITO de Kelly-Eric Guillon
Lien du N° 010
http://www.marcfievet.com/article-edito-de-keg-n-10-les-regionales-en-mire--44093046.html
El Informador internacional - L'Aviseur international - The international Informer
présente
I N F O S S A N S F R O N T I È R E S
aviseurinternational@yahoo.fr
Articles libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d'origine
Les Régionales en mire - Le nouvel EDITO de Kelly-Eric Guillon
Lien du N° 010
http://www.marcfievet.com/article-edito-de-keg-n-10-les-regionales-en-mire--44093046.html
De quoi réveiller la méfiance de la Fédération de l'industrie européenne de la
construction(FIEC) et du syndicat des contractants européens internationaux qui se sont fendus le 22 octobre d'une lettre aux présidents des
institutions européennes. Les représentants du BTP européen y interrogent les autorités bruxelloises sur cette entreprise chinoise qui se voit autoriser l'accès au marché polonais à grand
renfort d'aides d'Etat là où la moindre subvention nationale à une entreprise de l'Union est sévèrement condamné. Aucune réponse ne leur est pour le moment parvenu.
« Nous ne voulons pas faire de procès
d'intention, insiste Ullrich Paetzold, directeur général de la FIEC. Nous nous interrogeons seulement : comment la Chine pourra tenir des prix aussi bas sachant le nombre d'ouvriers,
d'ingénieurs et d'experts nécessaires ? » Derrière ces interrogations, les patrons du BTP s'interrogent sur l'importation de main d'oeuvre
chinoise payée sous les 900 zloty de salaire minimum polonais. Si c'était le cas, cette brèche dans la cohérence de l'espace Schengen risquerait d'ouvrir la voie pour un déferlement
d'entreprises chinoises bon marché... et la noyade des sociétés européennes du secteur !
Or, le dumping chinois n'en est pas à son coup d'essai : si une tentative d'entrée sur le marché italien a été cassée sans mal par le tribunal administratif
du Lazio (région de Rome) en 2008, de nombreux pays fraîchement intégrés dans l'Union européenne se laissent tenter par les devis « low cost » des entreprises chinoise. Dans son
bulletin européen du 2 novembre, la revue spécialisée Le Moniteur des travaux publics énumérait les tentatives : une société mixte de construction de logement à Kielce, en Pologne ; un projet de pont sur le Danube en Roumanie ; des appels du pied de
la Hongrie pour devenir la plate-forme régionale de la Chine en Europe... Tout ça sans que les autorités ne saisissent Bruxelles pour contrecarrer le dumping !
Tout ça sans compter les contrats en Ukraine, en Macédoine ou en Serbie. Ces marges de l'Europe où la crise financière a rendu les offres de prêts chinois
irrésistibles... De la même façon que les Africains ou les Sud Américains se sont laissés tentés par les énormes réserves de dollars de Pékin. Ce « néocolonialisme chinois », comme le surnommait le quotidien économique allemand
Handelsblatt, fonctionne sur le modèle du « chéquier politique » : partout où elle propose son aide, la Chine pose des milliards sur la table à des taux défiant toute concurrence. La contrepartie ? Attribuer les appels d'offre,
notamment des grandes infrastructures, à des entreprises chinoises.
Le président Hu Jintao visitait ainsi la Namibie en septembre, à laquelle il a accordé un gros chèque. En échange, le pays a octroyé un contrat
de 55,3 millions de dollars pour équiper la police locale en scanners de construction chinoise. Une méthode par laquelle la Chine gagne
progressivement la confiance, les marchés et l'accès aux matières de premières de toute l'Afrique noire.
« Les Chinois ne posent pas de questions désagréables sur les droits de l'homme, comme l'Union européenne, ou sur votre niveau de dette, comme le
FMI, résume un lobbyiste bruxellois. Tout ce qu'ils veulent, ce sont des contrats et des matières
premières ! » Et l'Europe ? Elle réagit.. à peine. Dans un rapport de la commission Marché intérieure daté du 28 octobre dernier,
l'hypothèse était envisagée que les pays ne jouant par le jeu de la « réciprocité »(ouverture de leur marché en échange de leur accès au marché européen) pourraient se voir fermer les portes du marché européen... à condition qu'ils ne soient pas des
pays en développement !
A se pencher sur le simple principe de lutte anti-dumping, l'Union aurait pourtant tout pouvoir de taxer lourdement ces entreprises aux matériaux importés à
très bas coût et d'interdire la venue de main d'oeuvre payée sous les minimas nationaux (règle fondamentale de l'espace Schengen). A la FIEC comme chez les entrepreneurs du BTP, on attend
toujours. Pendant ce temps là, l'appel d'offre pour l'autoroute A 1 en Pologne est ouvert. Et cette fois-ci, deux entreprises chinoises sont candidates.
RETOUR ACCUEIL
www.marcfievet.com
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
Nous proposons des informations mondiales en plusieurs
langues sur des sujets politiques et socio-économiques. Toutes ces informations proviennent de sources autorisées.
Notre objectif : promouvoir une information variée sans
esprit partisan pour aider le public à se former librement une opinion. Notre responsabilité ne saurait être engagée pour les contenus des articles, lesquels n'engagent que leurs auteurs ou leurs traducteurs.
Nous restons cependant très attentifs à toutes propositions de correction.
Nous nous engageons à retirer avec promptitude (art43-8 de la loi du 01/08/2000) toute donnée
soumise à droit d'auteur si celui-ci en réclame le retrait.
TOUTES les NARCONEWS
Narcotrafic, Crime Organisé, Renseignement, Police, Douane
NARCOTRAFIC INFOS - POLICE, DOUANE
INFOS
http://www.marcfievet.com/categorie-431716.html
ActuStups