L'EDITO de K.E.G

Les Régionales en mire - Le nouvel  EDITO de Kelly-Eric Guillon

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Lundi 3 août 2009 1 03 /08 /2009 03:04
- Par L' Aviseur - Publié dans : Porniflatie - Ecrire un commentaire

Brüno (USA, 2009, 1h30) est le dernier « mockumentaire » de Sacha Baron Cohen. Il nous narre les aventures rocambolesques de Brüno, créé pour l’émission de télé Da Ali G Show (1998) sur la chaîne The Paramount Comedy Channel. Bien décidé à être aussi célèbre qu’Hitler, ce présentateur autrichien, gay et antisémite, est prêt à tout pour parvenir à ses fins. On suit alors Brüno dans son « délicieux voyage à travers les Etats-Unis dans le but de rendre les hétérosexuels franchement gênés par la présence d’un étranger homosexuel portant un T-shirt résille. »

Il est de bon ton en ce moment de taper sur le mockumentary (doc-canular) Brüno sous prétexte que son auteur, Sacha Baron Cohen (SBC), serait moins subversif qu’avant. Installé désormais dans le système hollywoodien, il fait venir les stars à lui (Bono de U2, Elton John, Sting, Snoop Dogg…), allant même jusqu’à supprimer une scène farfelue avec La Toya Jackson par respect pour la famille Jackson suite au décès soudain du King of Pop. Alors, c’est vrai qu’au rayon transgressif, on a connu plus audacieux (un Gainsbarre par exemple brûlant un billet de banque en plein direct TV), c’est vrai aussi que, maintenant qu’il est fort célèbre du fait de ses rôles précédents qui ont cartonné au box-office (Ali G et Borat), le côté caméra cachée (« vraies personnes », « vraies situations ») de l’art de la provoc de SBC semble un peu éventé ; par exemple, on a du mal à croire qu’une star comme Paula Abdul se laisse piéger par lui en ne le reconnaissant pas tout de suite ou en le laissant développer devant ses yeux, un certain temps, son scénario farcesque.

Pour autant, il y a quand même quelques séquences qui sont fortes dans ce Brüno (du 3 sur 5 pour moi), j’en retiens au moins trois : lorsque Brüno en combinaison Velcro pose enfashion victim XXL à un véritable défilé d’Agatha Ruiz de la Prada à Milan : l’avènement de ce gag est génial, un mélange de Charlot et de Hulot* qui ont dressé la maladresse en art de la débrouillardise ; lorsque Brüno s’immisce, avec son bébé noir échangé contre un i-pod (!) dans un show TV regardé par les Afros-américains (Today with Richard Bey) : le mythe de « l’enfant roi » àla Dolto en prend un coup, ainsi que la tendance évangélique à ne porter sur l’enfant qu’un regard angélique en occultant complètement l’aspect « pervers polymorphe », dixit Freud, du gamin (et c’est en outre une formidable caricature de la propension des people à s’acheter une bonne conscience en se tournant vers les gens de peu) ; enfin, lorsque Brüno parasite un spectacle de catch en s’accouplant avec un faire-valoir devant les yeux ébahis, voire révulsés, d’un public constitué de gros beaufs yankees, débiles, homophobes et racistes au centuple.

Certes, SBC ne fait pas dans la dentelle, il met les deux pieds dans le plat, mais il faut aussi voir d’où il vient, ses Ali G et Borat sont nés dans l’Amérique puritaine bushiste et va-t-en-guerre. Et, s’il cartonne dans les pays occidentaux (notamment les States et la vieille Europe -L’Autriche, l’Italie, l’Hexagone), c’est parce qu’il est « l’enfant terrible », et paranoïaque, de notre société du spectacle qui, sous ses airs libertaires, croule de plus en plus sous l’auto-surveillance généralisée à la 1984 et le retour à l’ordre. Attention, je ne dis pas qu’un SBC serait éminemment audacieux, il est par contre par moments culotté, son esprit potache contestataire venant in fine rejoindre celui du Michael Youn des 11 Commandements, dérivé de l’Américain Jackass, et de Rémy Gaillard qui, dans ses vidéos (certes gentillettes, mais parfois à la geste assez provocatrice), sur fond d’exploits sportifs gaguesques, d’intrusions et de caméras cachées, s’amuse à venir parasiter un espace social hyper normé (terrain de foot, supermarché, autoroute…). Certes, le danger pour SBC, au vu de sa célébrité, c’est de finir en Marcel Béliveau trash, et de n’être « que » ça, il est trop connu pour répéter ad libitum ses coups sans se faire immédiatement reconnaître - un peu comme chez nous des Lafesse avec son « théâtre de rue » et autres Raphaël Mezrahi aux interviews décalées ne pouvaient pas exploiter leur filon indéfiniment : célébrité (le fait d’être reconnu) oblige. Cependant, s’ils sont là, avec SBC en tête, c’est aussi parce qu’ils nous font du bien. On peut même dire qu’ils sont d’utilité publique ! Au fait, à quand un SBC remboursé par la Sécu ? Ils sont des espèces de soupapes (ou exutoires, ou catharsis) pour mieux respirer dans un monde contemporain phagocyté par la censure, le puritanisme verbal, le consensus mou, l’Amérique politiquement correcte, l’Hexagone quadrillé, la pudeur excessive (cf. l’affaire de l’expoPrésumés Innocents (2000) accusée de pornographie alors qu’elle se penchait sur la place de l’enfant, et son trouble, dans l’art), le flicage et l’autoflicage permanents. Ainsi, ne nous étonnons pas qu’ils soient là (c’est bien connu, la société crée ses « monstres »), et ceux qui les accusent d’obscénité me rappellent, qu’en son temps aussi, le grand satiriste US Lenny Bruce (1925-1966), parce qu’il tirait à boulets rouges contre certains diktats sociétaux et religieux, fut accusé d’obscénité et arrêté à de multiples reprises, et en prime placé sous la haute surveillance du FBI !

Pour autant, est-ce que j’admire Sacha Baron Cohen ? Non, il est là où on l’attend. Son côté « poil à gratter » est un fait établi, il joue dans son terrain de jeu, on voit d’où il vient et où il va, il y a chez lui un côté pétard mouillé, « arroseur arrosé », « flingueur flingué » : il alimente les médias, associés au pouvoir et au politiquement correct, donc sa transgression bat de l’aile. En fait, question provocation, son Brüno m’a moins fait penser aux potaches Youn, Jackass & Gaillard qu’au Gran Torino d’Eastwood, mais en moins fort, en moins rebrousse-poil. Car, dans le dernier Eastwood, et même si on connaît bien sa filmographie riche en personnages réacs pas piqués des hannetons (cf. le Harry Callahan de Dirty Harry ou encore le sergent Tom Highway du Maître de guerre), on ne s’attend pas à ce que le bon vieux Clint mette dans la bouche de son Walt Kowalski, ancien de Corée aigri et bourré de préjugés, autant de saillies verbales racistes - à en rendre jaloux par exemple le flingueur du PAF en culottes courtes Eric Zemmour ! Cf. le cash « Casse-toi de ma pelouse » de Kowalski à un de ses voisins asiatiques. Et à entendre les rires nerveux qui étaient beaucoup plus nombreux en salle de cinéma devant le Gran Torinod’Eastwood que devant le Brüno de Sacha Baron Cohen, il n’est pas certain que le plus provocateur des deux, quant à la bien-pensance et l’idéologie dominante d’aujourd’hui (féministe, antiraciste…), soit celui qui s’affiche comme tel. On le sait, c’est souvent en avançant masqué qu’on vise au plus juste et qu’on gratte là où ça fait vraiment mal.

 

* Celui qui, comme le rappelle André Bazin dans M. Hulot et le temps (in Qu’est-ce que le cinéma ?, page 48), fait d’une chambre à air garnie de feuilles mortes une couronne mortuaire (Les Vacances de Monsieur Hulot). 

« Brüno » : trop faux pour être vrai ?

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Le Baron Aaron, Sacha le pacha

Sacha Baron Cohen.(cliquer pour le voir en grand).
"Il est beau à vomir!" écrivait un autre Cohen, Albert, de son héros de "Belle du Seigneur".
Sans doute convient il d'appliquer ce jugement à cet autre incarnation mais mal rasée, de ce même type spirituel, l'
ignobilis Baron Sacha Cohen, ci contre.

Ce cryptonyme de 
Baron décrypté, n'est autre que l'ennoblissement de Ben Aaron fils d'Aaron. Ce baron ci, convenablement rasé, épilé, défrisé, décrêpi, blondi, dénudé et travesti, ça va donner cette chose là, qui ne devrait exister ni dans le ciel, ni sur la terre, ni sous la terre,
mais seulement au fin fond des Abymes d'où elle n'aurait jamais dû remonter. Le nom que porte cette infection est alors Brunö, 
ô tord boyaux! Brunetto eût mieux convenu, nom de l'ancien maître, damné, que Dante découvrit gémissant "sous une pluie de Feu", dans le 7ème Cercle de l'Enfer, celui des Sodomites.

Car, se pourlèche le programme du Télé-ramas: "
Sacha Baron Cohen revient dans la peau de la folle Brüno, journaliste de mode homosexuel, autrichien et pro nazi ! Un régal estival totalement décalé ".
Un régal totalement d'enculé, si je puis me permettre, visant à dénoncer les penchants vers les trous noirs et les sombres heures qui gisent au fond de tout blond, de tout Autrichien, fut il pédé. Ou peut être même, 
parce que pédé, justement, le Spectacle s'ingéniant à représenter les européens comme des invertis et des sodomites qui s'ignorent, et des antisémites génétiques inavoués.
"Insupportable, irrévérencieux, politiquement incorrect mais toujours hilarant" ajoute sans rire le même programme.
"Hilarant", c'est un point de vue, "insupportable", je n'en doute pas un instant, mais "irrévérencieux" je demande à l'égard de qui, et "politiquement incorrect", on marche carrément sur la tête!
On peut être irrévérencieux envers Caïphe ou le Grand Sanhédrin, mais on peut aussi montrer son cul au passage du Christ martyrisé marchant vers le Calvaire, ce qui serait, actuellement, le comble du savoir vivre et de la bienséance, 
absolutly politicaly correctness.

On va me dire qu'est ce que ça peut vous faire, vous n'avez pas même la boîte à navets, pourquoi vous en prendre à ce pitre, ne seriez vous pas un tout petit peu anti...heu, anti ses mythes à ce baron?
Ses mythes? Justement, parlons en.
Le pharisien du 22 juillet 2009, ainsi que wikipédale nous apprennent:
"
Né à Londres d’un père d’origine juive lituanienne, propriétaire d’un magasin de vêtements, et d’une mère israélienne, professeur de danse, il a été élevé dans la culture juive orthodoxe.
Il a fait des études d’histoire à Cambridge, jusqu’à sa thèse sur le rôle des Juifs dans le mouvement des droits civils américains...Au même moment, il rejoint le mouvement de jeunesse sioniste Habonim Dror." Source Pharisien.
"
Fiancé à l'actrice australienne Isla Fisher vue dans Serial noceurs, et [que] le couple a prévu de se marier selon le rite traditionnel juif. Isla Fisher, en témoignage de son amour, s'est convertie au judaïsme avant le mariage, et a reçu la bénédiction des parents de Sacha Baron Cohen, fervents religieux. Selon le producteur de cinéma Jay Roach, Sacha Baron Cohen est lui-même très pratiquant, mange strictement cacher et n'utilise pas le téléphone le jour de shabbat".
Source Wikiki.

Quel Tartuffe, mes aïeux! Je ne connais rien de pire que cette hypocritie.
Être soi même respectueux des valeurs de sa tribu, ayant la religion de la famille, dévôt jusqu'au respect des rites les plus éculés d'une superstition la plus arriérée, nationaliste et chauvin jusqu'au crime, toute l'entreprise sioniste n'étant qu'un long crime envers les Palestiniens, et s'en aller traîner dans la fange la religion, la famille, l'honneur d'une autre espèce!

C'est un Tartuffe et ça se voit. Il importe d'être physiognomoniste qui sait voir plus loin que la laideur non significative, l'autre laideur, qui trahit la duplicité, la hideur de l'intériorité émanée.
C'est un Tartuffe, mais à l'envers. C'est encore plus écoeurant. Un dévôt faisant le libertin.
De plus, Tartuffe ne servait que lui même, trompait son monde afin de résoudre sa propre question sociale, en s'emparant de la fortune d'Orgon, et au passage de sa bonne femme Elmire, apaisant du même coup sa libido.
Il n'appartenait pas à une fratrie de Tartuffe, à une tribu tartuffière, à la ligue Tartufière révolutionnaire, confrérie de faux-fréres confits en dévôtion, afin de s'emparer des femmes et de l'or de ces benêts de bourgeois.
Il faudrait donc se représenter un Bentartuffant, bon Juif respectant le shabbat, faisant le pitre et la tarlouze chez le père Orgon, non pour y briguer une place de bouffon rétribué, mais dans le seul but de rendre les goyim Dorine, Damis, Mariane, Elmire, Cléante et les autres, impudiques, idolâtres, adultères, efféminés et infâmes, afin que leur cité connusse le sort de Sodome et Gomorrhe, et eux même fussent précipités dans le Schéol, d'où l'on ne sort plus, le moment venu.

Au fond ce seraient de 
vrais faux-Tartuffe, puisqu'animés d'un idéal sincère et feignant l'absence d'idéal.
Des sortes de petits moine-soldats de Tsahal, contraints de faire les pitres pour la cause. Prôner pour les autres le contraire de ce que l'on voudrait pour les siens, enfin de les affaiblir, faire à d'autres ce que l'on aurait en horreur que l'on fasse à ceux que l'on aime, telle serait cette tartufferie d'un type nouveau.
Ici on fait la folle, là on est un fils respectueux, ici on fait la tante nazie, là on est un tonton flingueur juif.
Telle est l'opinion de beaucoup, et non des moindres, qui vont jusqu'à voir sous couvert d'humour, une véritable entreprise de démolition, la destruction de notre civilisation, un pendant spirituel de l'anéantissement physique des palestiniens.

Peut-être. Objectivement oui. Mais subjectivement, je ne crois pas.
C'est faire trop d'honneur à ce genre de pitre. Me fondant sur la répulsion physique qu'il m'inspire, je pense que c'est au contraire un vrai pervers, un 
faux vrai Tartuffe.
Au yeux des niguedouilles, dont le nom est Légion, il passe pour un faux pitre désopilant, genre: "
il propose clairement à Denisot de lui « faire une gâterie » dans les coulisses avant de retirer son short en cuir et de laisser découvrir un string à l’effigie de Sarkozy. Trois minutes de bonheur télévisuel qui résument parfaitement le personnage et l’acteur"....
ha ha ha qu'est ce qu'on se marre, mais au fond, on sait qu'il est très profond, n'est ce pas, faisant avec courage oeuvre de salubrité publique en dénonçant le fascisme, le racisme, l'homophobie, le sexisme, l'exclusion et l'Antisémitisme!
Je pense qu'en réalité, il aime s'exhiber en string, et comme l'auteur des "
bienveillantes" il projette dans ses soi-disant personnages ce qu'il est, en réalité.

C'est avec les siens dès lors, qu'il tartufise, par respect atavique et pharisaïque de La Loi.
Au contraire avec nous, il en profite pour se défouler, se montrer tel qu'en lui même, et s'il pourrit alentour, c'est qu'il est lui même une vrai pourriture.
C'est moins politique, mais c'est encore plus écoeurant.
Félix le chat
Publié par l'abbé Tymon de Quimonte à l'adresse 22:49 2 commentaires 
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