Un bateau en détresse, mais ce n’est pas celui auquel on pourrait penser et celui-ci ne participe pas au Vendée Globe Challenge mais à la guerre contre les pirates dans leGolfe d’Aden …
Le 30 novembre dernier, la DGSE encouragée par le succès rencontré lors l’assaut mené contre le luxueux voilier Le Ponant, a ainsi tenté de remettre le couvert et de libérer par la force les otages nigérians retenus par des pirates Somaliens depuis août à bord du Yénégoa Océan, navire battant pavillon panaméen.
Et l’impensable s’est produit ! Après avoir débarqués de nuit de l’Alizé, navire de laDGSE, les nageurs de combats et autres commandos d’élites ont été pris pour cibles par les pirates qui montaient la garde sur le Yénégoa ! Surpris et ne pouvant répondre par le feu car totalement défaits et comptant dans leur rang un blessé, les soldats de l’ombre ont reflué sans pouvoir aborder le navire… Le nouveau directeur général de la DGSE n’a pas voulu retenter quoi que ce soit après ce que nombreux qualifient de « fiasco » et a ordonné au chef du Service Action de faire rentrer en France au plus vite son navire… Comme le montre ce document du site du ministère de la Défense, l’Alizé était bien sur zone le 28 novembre.Information confirmé par Libération, qui précise que l’Alizé est « le bateau utilisé par les hommes du Centre parachutiste d’entraînement aux opérations maritime, le nom officiel des nageurs de combat dépendant de la DGSE. »
Mis en permission et surtout au secret, les hommes ayant pris part à cette tentative semblent bien amers car ils ont certainement frôlé la mort pour une mission bien mal définie.
L’Elysée avait donné son feu vert mais n’a pas été mis au courant de cet échec cuisant qui a été présenté comme une reconnaissance maritime et à qui l’on expliquera que le blessé l’a été au cours d’un entrainement…
Subsistent quelques délicates questions en suspens : Comment expliquer, cette blessure par balle de Kalachnikov ? Et ces impacts multiples sur les embarcations des agents français ? Et encore l’abandon d’un précieux matériel aux mains des pirates ? Dur métier…
NB : Contactés, l’Elysée et le ministère de la Défense n’ont pas encore répondu à nos sollicitations
Papier modifié samedi 10 janvier à 13h 15



