Les instructeurs israéliens, qui avaient formé les soldats géorgiens pendant un an, ont regagné leur pays peu avant la reprise des hostilités en Ossétie du Sud, a rapporté lundi le quotidien israélien Haaretz.
Selon le journal qui cite des sociétés privées qui ont travaillé en Géorgie, les inspecteurs estiment que le niveau de formation de l’armée géorgienne est faible.
La société Defensive Shield, qui appartient au général de réserve Gal Hirsch, a déclaré avoir rempli ses obligations envers Tbilissi, assurant qu’aucun de ses employés ne se trouvait en Géorgie. Une autre société israélienne chargée de former les soldats géorgiens, Global CST, a affirmé avoir terminé ses activités en Géorgie à la fin du mois de juillet. Cette société est dirigée par le général de réserve Israel Ziv qui, comme Gal Hirsch, a dû quitter Tsahal après l’échec de la guerre israélo-libanaise de 2006. Les deux sociétés ont travaillé en Géorgie avec le feu vert du ministère israélien de la Défense.
Mais Israël n’a pas seulement participé à la formation des troupes géorgiennes. Depuis au moins sept ans, c’est un fournisseur d’armes régulier de Tbilissi.
Le quotidien Maariv, qui a mené sa propre enquête, a évalué les exportations militaires israéliennes vers la Géorgie à 300 millions de dollars. Selon le journal,
l’Etat hébreu a livré à Tbilissi un lot de drones, dont au moins un a été abattu au-dessus de l’Abkhazie, et des lance-roquettes multiples étalés lors d’un
défilé militaire à Tbilissi.
Parmi les responsables politiques qui “profitent” de la coopération avec la Géorgie, Maariv cite l’ex-ministre de l’Intérieur Roni Milo, qui représenterait les intérêts des
entreprises d’armement israéliennes.
Le quotidien Yediot Aharonot constate également la participation d’Israël au renforcement du potentiel militaire géorgien, soulignant le rôle de Juifs géorgiens
dans l’établissement de contacts militaires, dont le ministre de la Défense David Kezerachvili, “un ancien Israélien qui parle couramment l’hébreu”.
“Ses portes étaient ouvertes à tout Israélien qui venait et proposait à son pays des armes fabriquées en Israël. Contrairement à d’autres pays d’Europe de l’Est, ces transactions étaient
rapides, essentiellement grâce à l’engagement personnel du ministre de la Défense”, a déclaré une source proche des vendeurs d’armes citée par le journal.


